Abri minimum en carton à Cantercel
L’ombre d’un pli 2008 /
Chantier d’été
Constuit à Cantercel, site expérimental d’architecture situé sur le plateau du Larzac près de Montpellier en France, cet abri est le premier essai de construction “durable” (carton protégé et mise hors d’eau) de l’association ET.WAS.ARC. basée à l’école d’architecture de Montpellier.
Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps, de leurs idées, et de leur enthousiasme !
Encadrants : Thierry BERTHOMIER, Guillaume BOUNOURE, Chloe GENEVAUX
Participants : Aldo CUSUMANO, Florent TORRES, Charlotte HERBRETEAU, Flore SIMON, Fanny JACQUET, Fabian REINSCH, Baptiste MALLET, Anna SANUY, Chiarra FUCELLI, Julian GROSSMANN, Sylvain GASNIER, Thomas MOULIS, Marine CAUVIN, Alexis CHAMPETIER, David hammerman, Max Etingue, Thomas, Pierre-Yves, Alex, Arnaud…
Site : Cantercel, centre expérimental d’architecture, sur le plateau du Larzac, au Nord Ouest de Montpellier
Financement : ENSAM + Association ETWAS.arc
Ce chantier d’été avait pour objectif la construction d’un abri minimum en carton, sur le site expérimental d’architecture de Cantercel, il devra acceuillir pour quelques nuits, les étudiants de passage. C’est avant tout la mise en pratique des connaissances techniques et théoriques des membres de l’association qui constituera un “échantillon potentiel” pour les développements ultérieurs.
La construction expérimentale de cet abri, avec des étudiants motivés, est donc la première étape d’un processus visant à élaborer des systèmes constructifs à partir de matériaux légers et recyclables.
Associant plis et carton, à travers l’usage d’un élément modulaire plié, dérivé d’une simple bande, la structure de la couverture est le fruit d’une recherche particulière à notre équipe. Cet élément modulaire a en effet déjà été mis en oeuvre lors de nos expérimentations précédentes. Il a fait l’objet d’investigations rigoureuses, dont l’objectif était explorer ses caractéristiques géométriques ainsi que les nombreuses possibilités de morphogenèse qu’il offre, selon la manière dont on l’assemble.
Le choix a été porté sur la réalisation d’une structure cylindrique afin de simplifier la réalisation, les éléments modulaires pliés étant alors tous identiques. Cette expérience nous permettra, lors de prochains chantiers, de passer à la construction de formes plus complexes et cela grace à l’emploi d’un même module de base.
Pour cette première construction protégée de l’eau, la structure est recouverte d’éléments pliés en polypropylène, matériau recyclable, destiné à la base à la protection des chantiers. Les autres éléments sont constitués de carton nid d’abeilles de 10 cm d’épaisseur (pour le plancher et les arcs), de 1 cm d’épaisseur, de carton gris, ainsi que de carton ondulé double cannelure.
Ce chantier fut pour nous tous un défi, celui de rendre une structure en carton résistante à l’humidité, principal ennemi du carton, et d’en tester l’évolution. Pour cela, le plateau du Larzac, avec son climat rude et contrasté, est un parfait lieu d’implantation.
L’abri, tel un insecte sortit des bois, surgit d’un amas de pierres, grand serpentin se faufilant dans le paysage, porteur de l’histoire des hommes ayant jadis habité le lieu.
La peau extérieure, telle une carapace, a pour rôle la protection si profitable à un homme dormant en pleine nature.
A l’intérieur, l’ambiance se fait plus douce. Des jeux d’ombres et de lumières, crées par la profondeur des alvéoles pliées, rythment l’espace. Le carton est un matériau agréable au toucher, chaleureux, en contraste avec les éléments extérieurs plus rudes.
Les choix architecturaux, malgré la relative simplicité du projet se sont appuyé sur la prise en compte réfléchie du site et des usages pour en quelque sorte “tisser” des relations significatives entre géométries et horizons.
Face à nous en direction du lever du soleil, la vue s’ouvre vers l’horizon, au loin une bergerie. Le prototype, construction éphémère, se nourrit du lieu et dès à présent génère un nouvel espace, l’histoire d’une rencontre: celle là même que raconte les nombreux abris des bergers transhumants, qui pierre après pierre ont érigé ces paysages énigmatiques balayés par le vent .
Le chantier a réalisé une aventure humaine et technique à la mesure de nos rêves et aspiration. S’il a été si bien construit, c’est tout simplement parce que nous avions les meilleurs professionnels que l’on puisse trouver pour manier le carton de cette maquette géante de six mètres de long: des étudiants en architecture ! Merci à tous ceux qui ont participé avec tant d’enthousiasme…ce n’est nous l’espérons que le début d’une grande aventure …
One Response to “Abri minimum en carton à Cantercel”
ARCHISPASS
MASTERCLASS GEORGIA 2010
le pavillon ARTEK de Shigeru Ban a été vendu au enchère pour 602500dollards
votre structure me fais pensée à celle ci. Superbe boulot et bonne continuation pour vos recherches.